lundi 14 mai 2018

Le « Lampogno », festival de la danse et mariages traditionnels Tsimihety à Madagascar.





Pour promouvoir la culture malgache, quelques organisateurs, « tsifara tôdy »,  inventent le festival « Lampogno », en 2007. Ils décident de mettre en lumière la danse et le mariage traditionnel ou « Fangalam-baiavy & Valizy mena ». Lampogno est une grande fête de la musique de la tradition en perspective, danseront ainsi au rythme du « Malesa », du « Baoejy », de « l’Antosy » ou encore du « Salegy ». On peut aussi démontrer des sports populaire, comme le « Moraingy », qui est également au menu, et pour finir le festival, une séance de découverte pour que les visiteurs  pourront en savoir davantage sur le mariage traditionnel « Tsimihety ».



Le « Fangalam-baiavy » dans la haute terre centrale est plus simple, dans la région Sofia, c’est une autre histoire. En principe, il appartient aux hommes, désireux de se marier, d’offrir le « Moletry » et « Ravin-kariagna » en guise de dot à la famille de la femme pour témoigner son respect. Cela traduit par l’offrande de ^plusieurs zébus aux parents de la future mariée en fonction de la richesse du prétendant et d’une somme d’argent payée aux frères ou aux proches. Si le foyer fondé n’arrive pas au terme d’une année, ce pour une ou des fautes graves incombant à la femme, l’homme a le droit de se séparer d’elle. L’homme Tsimihety doit ainsi ramener sa femme dans son village, cette dernière part ira sans rien emmener de ce qu’elle a apporté. L’homme par contre peut reprendre ce qu’il  a donné à la famille de son épouse.

Le « Karenjy », voiture fabriquée des malgaches.





Photo: @karenjy.mg
Les voitures Karenjy ont été mises au point dans les années 1980, sous la présidence Ratsiraka, par l’IMI, Institut Malgache de l’Innovation. Cette période socialiste dite « d’investissement à outrance » avait pour objectif de concevoir des produits qui seraient ensuite mis en production dans les provinces. Ainsi, ont été créés :

·         à Mananjary, le chantier naval ACN

·         à Fianarantsoa, le Fiarafy fabriquant les voitures Karenjy

·         le fameux avion Hitsikitsika

·         la gestion du canal des Pangalanes


Les voitures Karenjy ont été produites de 1985 à 1990, moins d’une centaine d’unité, déclinées en 3 modèles : Iraka , Mazana , Faoka et en plusieurs versions : Kalesa, Langa, Jejo.

Le « Sikidy », la divination malgache.



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La divination malgache, appelée « Sikidy », est une pratique en usage sur tout le territoire de Madagascar, dont les principes sont directement empruntés à la géomancie arabe, qui s’est diffusé en Afrique dans le sillage de l’Islam. Au Moyen âge, la géomancie est décrite en occident à partir du 18e siècle dans les textes latins comme le traité « Arc géomancie de Hugues de Santalla. 

Les Malgache semblent s’être fait une spécialité de ce mode de divination arabe. Les variantes d’une population à l’autre ne concernent que des aspects particuliers. Les malgaches ont un besoin essentiel de devins traditionnels pour tous les aspects de leur vie quotidienne, et  pour cette raison, on en trouve dans chaque ville ou quartier de grande ville.

La divination Sikidy consiste à disposer sur le sol des graines de « Fano » (une sorte d’acacia), sous la forme d’un tableau, dans le but de lire la destinée à travers certaines configurations de graines qui apparaissent dans ce tableau. La procédure de placement des graines comporte une partie produite au hasard (où se manifeste la destinée), et une partie construite à partir de la précédente selon des élaborées qui sont celles d’une véritable structure algébrique.

La divination commence par le brassage des graines répandues sur le sol, en récitant diverses incantations. Puis le devin prend une poignée de graines au hasard qu’il pose en tas devant lui, et retire les graines deux par deux en les faisant glisser avec l’index et le majeur. L’élimination par paire revient à faire une division euclidienne du nombre initial par deux. En conséquence, le reste ne peut prendre que deux valeurs, 1 ou 2.  On voit que ce reste déterminé par le nombre de graines contenus initialement dans la poignée, et le résultat d’un tirage aléatoire qui manifeste la tirée du consultant. L’opération de tirage est réitérée seize fois, et les seize valeurs sont placés dans un tableau carré par quatre appelé « Renin-tsikidy » (Matrice mère), le tableau définit huit figures initiales, qui sont les quatre lignes et quatre colonnes, en dessous de la matrice mère, on construit une huit nouvelle colonnes de quatre éléments chacune, appelées les filles. Les filles sont définies en plusieurs générations, les filles directes dépendent des lignes et colonnes de la matrice mère, puis de nouvelles filles sont construites à partir des précédentes. Le tableau montre un exemple de configuration de sikidy, en indiquant les numéros de figures ( 1 à 4 pour les colonnes mères comptées à partir de la droite, 5 à 8 pour les lignes mères lues de droite, puis 9 à 16 pour les filles)

Les figures de Sikidy sont au nombre de seize et portent des noms vernaculaires. Utilisons la terminologie de la population Antandroy, car les termes varient légèrement d’une ethnie à l’autre. De plus, les devins distinguent deux classes importantes de figures, celles dont le nombre total des graines est paire, appelées « Mpanjaka » (princes), et celles dont le nombre total des graines est impaire, appelées « Andevo » (esclaves)
    
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Aussi, les devins étudient certains tableaux particuliers de Sikidy, dont l’apparition dans une séance de divination est un évènement qui nécessite une attention spéciale. Une première catégorie de ce tableau, appelée « Toka », fait intervenir une répartition des seize figures selon les points cardinaux, en indiquant ici la répartition Antandroy
Les « tokan-tsikidy » sont les tableaux dans lesquels l’un des points cardinaux  qu’une seule fois parmi ses seize positions. Les devins jettent parfois des poudres sur certaines figures d’un tableau remarquable pour fabrique des talismans considérés comme dangereux.
L’autre catégorie de tableaux particuliers qui intéresse les devins est appelé « Sikidy Fohatse », qui sont définis par le fait qu’une même figure est répété plus de huit fois à l’intérieur du tableau. La catégorie des « Sikidy Fohatse » est très utilisé par eux, est passé relativement inaperçue dans les études sur le sikidy.